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13/04/2014

Terpstra gagne la couse la plus importante de sa Carriere

Le Néerlandais Niki Terpstra a remporté en solitaire la plus grande victoire de sa carrière en s'extrayant à six kilomètres de l'arrivée d'un groupe composé de tous les favoris.


s étaient tous là, réunis dans un cercle d'hommes forts très exclusif, les derniers à avoir résisté à un Paris-Roubaix sec et chaud où les plus grandes difficultés traditionnelles (la Trouée d'Arenberg, le secteur de Mons-en-Pévèle, le Carrefour de l'Arbre) n'ont pas fait basculer la course. Dix hommes : Fabian Cancellara, seul représentant de Trek, les Omega Pharma-Quick Step Tom Boonen, Niki Terpstra et Zdenek Stybar, Sep Vanmarke, John Degenkolb, Peter Sagan, Sebastian Langeveld et le duo de Sky Geraint Thomas - Bradley Wiggins. Tous sauf Alexander Kristoff, le vainqueur de Milan-San Remo, contraint à l'abandon par une chute un peu plus tôt. Ils ont été rassemblés à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée. La victoire allait se jouer entre eux, peut-être au sprint dans le Vélodrome Jean Stablinski. A moins que Fabian Cancellara ne parvienne à semer tout le monde d'une accélération dont il a le secret.
Le Suisse n'a pas porté l'attaque décisive. Celle-ci est venue de Terpstra, qui a tiré les marrons du feu en attaquant à six kilomètres de l'arrivée sans que personne ne tente de lui répondre. Ni Cancellara, ni Vanmarke - le favori et le co-favori - n'ont même essayé de lui prendre sa roue. Le Néerlandais s'est vite envolé vers la plus belle victoire de sa carrière, lui qui n'avait jamais remporté une grande classique, juste deux A Travers les Flandres en 2012 et 2014, même si tout le monde savait qu'il était très dangereux sur les classiques pavées. Ce succès est surtout une revanche pour l'équipe Omega Pharma-Quick Step, qui avait manqué le coche la semaine précédente sur le Tour des Flandres malgré un surnombre qu'elle n'avait pas su utiliser pour contrecarrer les plans de Cancellara.

L'équipe flamande a su rebondir. C'est de ses rangs qu'était sortie la première grande attaque du jour, à 64 km de l'arrivée, par Tom Boonen. Cancellara a laissé faire mais il a bien dû réagir quand Sep Vanmarke a ensuite tenté de contre-attaquer, à 38 km du but, imité par Peter Sagan. C'est étonnant à dire mais "Tornado" Tom était un leurre - même si on ne sait pas s'il l'a vécu comme cela ou s'il a tenté en fait son va-tout. Fatigué par une chute qui l'a forcé à fournir un effort pour revenir dans le peloton, Cancellara n'a en fait eu que la force de contrôler tout le monde sans parvenir à parachever la sélection par le haut. Quand tout ce beau monde s'est retrouvé ensemble, il restait juste à savoir qui en avait gardé le plus sous la semelle. Il s'agissait donc de Terpstra. On ne l'aurait pas parié mais cela ne peut pas être une surprise. D'ailleurs, ce n'est jamais vraiment une surprise quand un homme de Patrick Lefevere gagne Paris-Roubaix.
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12/04/2014

Samuel Eto'o, de sans-papier à la Ligue des champions

Invité de L'Entretien, émission diffusée ce lundi sur France 24, Samuel Eto'o est revenu sur son parcours de footballeur professionnel. L'international camerounais, qui a récemment fêté ses 33 ans, a évoqué son passé difficile et notamment la période où il a été sans-papier en France, alors qu'il cherchait un club.

ne biographie, une bande dessinée, des chansons à sa gloire... les supports utilisés pour parler de Samuel Eto'o ne se comptent plus. A 33 ans, l'actuel attaquant de Cheslea a quasiment tout remporté sur son passage, en club comme avec la sélection du Cameroun. Des JO de 2000 qui ont définitivement lancé sa carrière, à la CAN 2000, en passant par la Ligue des champions avec le Barça et l'Inter Milan et déjà trois phases finales de Coupe du monde, le natif de Douala a pris le temps de jeter un regard sur ses 17 ans de carrière au plus niveau lors d'un entretien avec France 24. Le Lion Indomptable y évoque "beaucoup de sacrifices pour devenir footballeur professionnel".

"J'arrive avec un visa de dix jours. Je vais sur Avignon, Marseille, puis je décide de rester à Notre-Dame (sic). Je suis resté sur Paris plusieurs mois, ce fut un moment difficile", confie l'attaquant des Blues, avant de poursuivre : "Vous restez plusieurs mois et vous sortez deux ou trois fois, parce qu'à l'époque, tout le monde était soupçonné d'être sans papier, et quand on vous attrapait, on vous rapatriait. En plus, quand je sortais il faisait très très froid, je venais de Douala, où, quand il fait 28°, ma pauvre maman me dit qu'elle a froid alors que nous on a chaud. Je suis revenu à Douala."

"Je prends la mauvaise décision de rester sans papier en Europe"

1996, l'arrivée au Real Madrid

"Avant d'aller au Real, je reviens d'abord au Havre pour faire un essai où on me propose un contrat d'aspirant. Je décide de repartir au Cameroun. Deux mois plus tard, je signe au Real Madrid et là, mon rêve devient réalité. J'ai enfin l'opportunité de m'exprimer (...) A ce moment, tout dépend de moi, les gens ne peuvent plus rien faire pour moi, c'est moi qui dois aller chercher cette carrière."

Le Barça, la consécration

"C'était plus difficile pour moi de m'exprimer et de briller à Majorque qu'à Barcelone. A Barcelone, j'avais les meilleurs joueurs du monde autour de moi. Je n'avais qu'une seule envie : prouver au monde entier qu'un petit black peut être aussi bon que les autres s'il a les moyens de s'exprimer (...) Avant moi d'autres l'ont fait, George Weah, Abedi Pelé, Roger Milla, Samuel Kuffour... On ne nous prend jamais assez au sérieux. Je voulais marquer une époque."

Sa relation avec le Cameroun

"Le Cameroun, c'est mon cœur, si vous m'enlevez mon cœur, je meurs (...) Mon expérience m'a permis de comprendre que l'histoire du football ne s'écrit que le jour du match. Quand je suis arrivé à l'Inter, personne ne nous attendait et on a tout gagné, on a même battu la meilleure équipe du monde qui était le Barça, donc tout est possible dans le sport, il faut y croire."

Roger Milla comme idole

"Je suis le petit Milla, c'est un grand honneur d'être appelé comme cela. Roger est le début du rêve pour tous les Africains qui aspirent à devenir footballeur. Roger nous a montré que cela était possible. C'est une inspiration."
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